Le Général-Major Smaïl Lamari est mort d’une crise

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Le Général-Major Smaïl Lamari est mort d’une crise

Message par dyhia le Mer 29 Aoû - 0:35

Un ennemi de moins…


Ce n’est pas parce qu’il est mort que je vais
l’encenser hypocritement. Smaïn Lamari, l’un des plus
grands criminels de l’histoire de l’humanité a été
inhumé aujourd’hui au cimetière d’El-Alia.. Non, ses
acolytes, ses sbires et ses larbins doivent savoir
comment le peuple accueille la nouvelle du décès d’un
homme qui a tué sans compter et sans état d’âme.

Mort des suites d’arrêt cardiaque, le général Smaïn
ira rendre compte devant ses créateurs des crimes
commis contre des milliers d’Algériens. Combien de
veuves et d’orphelins a-t-il laissé derrière lui
pleurer un père, un fils ou un frère enlevé et porté
disparu. Ils se comptent par milliers ceux qui ont
subi l’arbitraire et la violence de ce baron de la
mafia politico-financière.

L’une de ses plus célèbres victimes n’est autre que le
président Mohamed Boudiaf qu’il a été lui-même
chercher à Kenitra au Maroc un certain 16 janvier 1992
pour l’assassiner six mois plus tard à Annaba.

Désigné Directeur Central du Contre espionnage du
département du renseignement et de la Sécurité que
dirige l’inamovible et autre sanguinaire général de
corps d’armée Mohamed Mediene dit Tewfik depuis août
1990, le général Smaïn était l’un des déboulonnables
du régime maffieux d’Alger.

Il était l’un des hommes fort du régime d’Alger.
Aujourd’hui, il n’est plus qu’un corps sans âme qui
sera livré aux vers de terre. Il emportera avec lui
ses actes devant Dieu et dans l’au-delà il répondra de
ses crimes. Ses victimes qui se comptent par milliers
se tournent vers Dieu tout puissant et éternel pour
qu’il fasse payer à ce sanguinaire les crimes qu’il a
commis dans ce bas monde où tout est éphémère.

Que ses victimes se gardent d’aller gerber sur la
tombe de ce criminel pour ne pas souiller leur vomis
et qu’ils se gardent de cracher su sa tombe pour ne
pas salir leur crachat.

Mort accroché à son fauteuil, ce criminel qui ne sera
pas épargné par la justice divine après avoir échappé
à la justice des hommes ne sera pleuré que par ses
complices et ses larbins. Pour tous celui qui a été
poussé à l’exil ou dont un membre de la famille a été
enlevé ou qui a subi les affres des camps du sud et
des salles de tortures qu’il dirigeait à partir de son
bureau de Ban-Aknoun, c’est une vermine dont s’est
débarrassée l’humanité. C’est un ennemi de moins. Au
suivant…

A dieu nous appartenons et à lui nous retournons.
Puisse Dieu tout puissant réserver accueillir le
général Smaïn dans l’enfer promis aux mécréants et lui
réserver le plus cruel des châtiments.

Hichem ABOUD
LE 28/0/2007


Le général Smaïl Lamari.
dans « La Mafia des Généraux »


L'artisan des négociations avec l'Armée Islamique du
Salut n'est, en fait, qu'un exécutant des décisions du
club des onze. Son entrée dans ce club, le général
Smaïl la doit à son appartenance à ces mythiques
services de sécurité. Lui et Tewfik, sont les seuls du
groupe des décideurs à n'avoir pas revêtu l'uniforme
français. Bien que le général Mohamed Betchine
soutienne le contraire en les accusant d'avoir fait
partie des enfants de troupe. Une thèse que ne
confirme aucune autre de mes sources et que je
qualifie de douteuse, tant leur accusateur a de vieux
comptes à régler avec ces deux hommes qui ne sont pas
plus propres que lui.
Fils d'un chauffeur de taxi, Smaïl Lamari est issu
d'une famille modeste originaire de Beni Slimane, dans
la région du Titteri, comme beaucoup d'habitants d'El
Harrach, ce quartier populaire et populeux de la
banlieue Est d'Alger. Un quartier où il était connu
pour le soutien désintéressé, qu'il apportait en tant
que supporter au deuxième club harrachi, le CREH. Il
s'est engagé très jeune dans l'ALN, en 1961. A
l'indépendance, il fait un passage d'une année dans la
police, avant de s'engager dans la marine nationale.
Il est OS (officier de sécurité) dans l'unité où il
sert. L'adjudant Smaïl Lamari bénéficie d'une
formation spéciale destinée aux sous officier pour
obtenir le grade de sous-lieutenant dans les années
soixante-dix.
Technicien du renseignement, il a toujours évolué dans
les services opérationnels. Ce qui fait qu'il est
derrière tous les coups tordus et la sale besogne au
service d'un pouvoir qui puise sa force de la
répression, de l'infiltration et de la manipulation.

Même s'il veut se montrer proche de ses hommes, nombre
de ses collaborateurs, notamment les jeunes officiers
politisés, lui vouent une haine sans limite. « Il a
beaucoup changé depuis les évènements de 1992 » disent
beaucoup d'entre eux. D'autres, par contre,
l'apprécient pour avoir su, toujours, les protéger. Le
cas de l'assassinat du président Boudiaf en est la
parfaite illustration. Aucun des collègues ou des
supérieurs de l'assassin n'a été inquiété. Ce ne sont
pas les trente jours qu'ils ont passés aux arrêts,
pour les besoin du scénario, qui me démentiraient.
Il est depuis longtemps l'interlocuteur officiel de la
DST. Betchine l'accuse d’intelligence avec les
services français.
Ceux qui l'ont connu de prés, et j'en suis un,
témoignent que le général Smaïl n'a jamais donné
l'impression d'être convaincu de la justesse des
actions qu'il mène contre les mouvements d'opposition.
Il ne fait qu'exécuter des ordres en « bon militaire
discipliné » qui tient à son poste. Un poste qu'il a
failli perdre en 1989 et en 1990, lorsque Betchine sur
instruction « venues d'en haut » le démet de ses
fonctions. Deux années plus tard, il est le numéro
deux du DRS (Département du Renseignement et de la
Sécurité), nouvelle dénomination de la direction de la
sécurité militaire.
Hormis une entreprise d'importation de médicaments au
nom de sa fille Latifa, qui vit beaucoup plus en
France qu'en Algérie, on ne sait pas ce qu'il fait de
l'argent qu'il amasse. Même ses frais de missions
quand il se déplace à l'étranger, il ne les dépense
pas. Il rackette les officiers en poste à l'étranger.
L'un d'eux m’a raconté que, lors de l'un de ses
passages en Allemagne, il fit preuve d'une voracité
jamais vue. Non content de s'être payé un costume
d'une valeur de sept mille francs, des vêtements de
luxe pour lui et pour sa famille, et douze flacons de
parfum de grandes marques, il a demandé à un
sous-officier de lui acheter un pyjama qu'il avait vu
en vitrine mais n'avait pu prendre avec lui, le
magasin étant fermé. Evidemment, tous ses achats, qui
s'élevaient à plus de vingt mille francs étaient
réglés par l'attaché militaire.
Gravement impliqué dans de nombreux crimes mafieux, le
général Smaïl a fini par se faire une place dans le
clan des onze. Celui qu'on surnommait « colonel
tchkouppi»* est, aujourd'hui, un homme fort du régime.



Chapitre V
La Mafia des Généraux
Les Editions J.C Lattès (fevrier 2002)


http://www.agirpourlalgerie.com/mort.htm





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